Visiter la Sicile du nord-ouest

Après notre découverte de Palerme une chaude semaine de juillet, nous avons décidé de reprendre la voiture direction l’Ouest. Visiter la Sicile du nord-ouest, c’est découvrir un autre coin de cette île envoutante.

Le nord-ouest de la Sicile est lui aussi, riche de tout. Gastronomie, villes d’art, histoire, culture… sans compter des réserves naturelles, des plages et des paysages d’une beauté à couper le souffle.

Et comme d’habitude, en une semaine, il y avait tellement de choses à voir que nous avons dû faire des choix. Mais ce qui est sûr, c’est que nous retournerons dans ce petit bout de Sicile qui nous a littéralement séduit.

Visiter la Sicile du nord-ouest : voici donc mon carnet de voyage.

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Visiter la Sicile du nord-ouest : où dormir

Comme point d’attache pour ce séjour sicilien, nous avons posé nos valises dans l’Agriturismo Duca di Castelmonte.

Sa localisation est parfaite : à 20 minutes d’Erice, et quelques minutes à peine en voiture de Trapani.

Il s’agit d’un agriturismo à gestion familiale qui propose de petits appartements ou des tentes façon glamping. Il y a une belle piscine et un espace avec des animaux à l’arrière du très joli baglio (le bâtiment principal de la ferme, d’un rouge éclatant).

L’Agriturismo Duca di Castelmonte est un endroit sans prétention, où l’accueil est simple et efficace. Le staff est très réactif aux demandes des clients et l’endroit est idéal pour des vacances en famille entre relax et visites. Je dirais que la structure est peut-être plus adaptée à quelques nuits, plutôt qu’à une semaine complète.

À ne pas manquer : le restaurant de l’Agriturismo où nous avons très bien mangé. Ici, on sert une cuisine locale et authentique. On découvre des plats de la tradition comme les patate vastase, des pommes de terre gratinées au four avec oignons, tomates, mozzarella et origan. Les portions sont généreuses. Et aux tables voisines : des locaux. Le détail qui ne trompe jamais.

Duca di Castelmonte, Via Salvatore Motisi, 11, 91100 Trapani TP

Autres logements :

Plus en bord de mer, et membre du réseau SlowstayinItaly, le charmant B&B Curù et ses chambres colorées à Castellamare del Golfo vous séduira !

Plus exclusif (et donc budget plus élevé) : Baglio Capello – de superbes appartements dans un magnifique baglio familial avec piscine. Vous séjournerez chez Daniela et sa famille. Daniela offre également des cours de cuisine.

À voir, à faire

Trapani

Je ne sais pas pourquoi, mais je n’avais pas d’attentes particulière pour la ville de Trapani. Et j’ai été littéralement séduit par cette ville. En tout premier lieu, par son atmosphère : vivante, dynamique et à la fois riche en culture et en histoire.

Le centre historique est tout simplement splendide : parmi mes endroits préférés : le mercato del pesce et ses arches, en bord de mer ; le magnifique Palazzo Senatorio au tout début du Corso Vittorio Emmanuele – où il fait bon se promener en fin de journée. La Cathédrale San Lorenzo, très bel exemple d’architecture baroque, vaut également le détour – tout comme l’église des Anime Sante del Purgatorio.

Au coucher du soleil, je vous conseille vivement de vous rendre sur les Mura di Tramontana pour admirer un superbe coucher de soleil – avec, pourquoi pas, un bon Spritz ou un verre de vin local.

À Trapani, j’ai eu l’occasion d’essayer quelques adresses gourmandes :

Cantina Siciliana : à deux pas de la gare, dans une petite rue de l’ancien quartier juif, Cantina Siciliana est une superbe adresse slow food. Et l’adresse parfaite pour goûter à une cuisine authentique et riche du mélange de cultures que la ville a connu, et connaît encore aujourd’hui. En cuisine, la cheffe Hajer Aissi, d’origine tunisienne, propose les classiques de la cuisine locale : ne passez pas à côté de l’antipasto di Tonnara, ou encore du pesto alla Trapanese. Le couscous alla Trapanese est également exquis. Superbe choix de vins, avec le meilleur de ce que la région peut offrir.

Trattoria del Corso : autre très belles adresse, slow food toujours, dans un cadre typique à souhait. On y va ici surtout pour le poisson, qui est excellent – et aussi les pâtes (au poisson ou aux fruits de mer, bien évidemment). Je me souviens encore de la bonté de mon assiette de fettucce aux oeufs de poisson et vongole…!

Gelateria Liparoti : Après votre repas, vous aurez sûrement envie d’une petite glace – ou d’une granita. À Trapani, c’est chez Liparoti que je vous recommande vivement d’aller ! Ce glacier a reçu de nombreuses reconnaissances, notamment par le Guide Gambero Rosso – le Guide Michelin italien, en quelque sorte. Préférez les parfums de saison, qui sont excellents – sans parler de la granita à tomber !

Erice

Autre véritable bijou de la Sicilie du nord-ouest : Erice. La ville se dresse sur une petite montagne à plus de 750 mètre d’altitude. Sa position dominante vous offre, comme vous vous en doutez, de magnifiques panoramas sur toute la côte et l’intérieur des terres.

Le centre historique médiéval, tout en pierre, est particulièrement beau. Vous entrerez par la Porta Trapani, qui vous permettra assez vite de vous rendre à un des sites historiques à visiter : la cathédrale du XIVème siècle et sa tour.

En montant vers les places du centre historique, il y a une autre adresse à ne pas manquer : la Pasticceria di Maria Grammatico. Depuis 1963, Maria Grammatico régale les habitants d’Erice et les visiteurs du monde entier avec ses excellentes pâtisseries sicilienne. Ici, vous trouverez la cassata siciliana, mais également de nombreuses autres pâtisseries et biscuits – qui ne sont pas sans rappeler les desserts de certains pays de l’Afrique du nord et de l’Orient.

À goûter (et à admirer) : la frutta martorana – des bouchées de massepain façonnées tels des fruits.

Au coucher du soleil, je vous conseille de marcher jusqu’au Quartieri Spagnoli. La forteresse qui abritait autrefois les soldats espagnols est aujourd’hui un lieu d’exposition. Mais c’est surtout la vue depuis le promontoire du Quartieri Spagnoli qui saura vous émouvoir.

Un dégustation de Marsala chez Marco di Bartoli

On ne pouvait pas aller à Marsala sans rendre visite à un producteur de ce célèbre vin fortifié à l’eau de vie. Et c’est chez l’incomparable Marco de Bartoli que nous avons décidé d’aller découvrir son histoire.

La naissance du Marsala commence avec John Woodhouse, grand marchand anglais. En 1773, il arrive à Marsala et découvre les vins de la zone, faits à partir du cépage Grillo, célèbre pour ses arômes (agrumes, pêche, jasmin) complexes et son acidité rafraîchissante.

Séduit par ce cépage autochtone et les vins qui en découlent, il décide d’en ramener par bateau en Angleterre. À l’époque, ce voyage était long et périlleux. John Woodhouse décida donc de fortifier le vin local avec de l’eau de vie pour mieux le conserver. Le Marsala est né.

Faisons un saut à l’après-guerre. À partir de 1950, le Marsala connaît un grand succès commercial. D’importants producteurs vont s’installer dans la région, acheter du raisin de basse qualité et produire du Marsala de façon industrielle. Le vin fortifié perd ses lettres de noblesses, ne sera plus forcément bu mais surtout utilisé en cuisine pour la préparation de desserts.

C’est justement dans ce contexte de Marco de Bartoli décide de faire un pieds de nez à la production industrielle pour revenir à une viticulture qui permettre au Grillo d’exprimer à nouveau tous ses arômes, sa force et son caractère.

Le Grillo, comme vous l’aurez compris, est donc le protagoniste indiscutable des vins de Marco de Bartoli. Le terroir également : le sol calcaire, le soleil, et le vent – car dans ce coin de Sicile, le Scirocco et le Mistral soufflent 300 jours par an. Par conséquent, le Grillo a développé une peau épaisse, idéale pour la macération sur peau.

Pour produire un Marsala de qualité, il faut du temps. Chez Marco de Bartoli, on parle d’un affinage en tonneau de minimum 4 ans. Le vin à lui seul contient déjà 16 degrés d’alcool – il suffit donc d’en ajouter deux pour en faire du Marsala. La particularité de ce vin et du cépage étant que plus il vieillit, plus il est bon. On retrouve d’ailleurs chez Marco de Bartoli un Marsala de 1988 que l’on embouteille avec parcimonie chaque année.

Qu’en est-il de l’ancêtre du Marsala ? Ce vin qui a séduit le marchand anglais John Woodhouse. Marco di Bartoli lui a redonné ses lettres de noblesse également. Il s’agit du « vino perpetuo » (vin perpétuel), Vecchio Samperi.

Pour le produire, on utilise un processus de vinification ancestral qui va à l’encontre de tout ce qu’on peut connaître dans le monde du vin, et qui m’a fait penser à la production du vinaigre balsamique…! Le vino perpetuo est affiné dans des caves ouvertes, sans températures contrôlées – ce vin a d’ailleurs besoin de grands écarts de températures pour son affinage.

Le vino perpetuo est affiné dans des batteries de tonneaux répartis sur trois niveaux : les plus grands en bas, les plus petits en haut. Dans la rangée du bas se trouve le vin le plus « vieux », prêt à être mis en bouteille. On vide donc une partie du tonneau pour l’embouteillage, et on va venir le remplir avec le vin de la rangée du dessus, et ainsi de suite. Dans la rangée supérieure, on mettra le vin de la dernière vendange.

Ce processus est répété chaque année. Ce qui veut dire que dans une bouteille de Vecchio Samperi, on peut à la fois boire la récolte de 1980, et celle de 2023, par exemple.

Le résultat : un vin au goût unique qui accompagne à merveille un aperitivo avec fromages par exemple, ou qui sera la conclusion parfaite d’un long repas.

Après une visite captivante, nous avons eu l’occasion de déguster plusieurs vins de Marco de Bartoli. Tous excellents je dois dire, avec un coup de coeur également pour Bukkuram, un passito de Pantelleria, où le producteur cultive et produits également des vins – une cantina que je me suis promis d’aller visiter un jour où l’autre !

Une superbe visite, avec un guide très enthousiaste, Alessandro, qui parle également Français. Vous n’avez plus d’excuses pour ne pas aller lui rendre visite…!

Marco de Bartoli, Contrada Fornara Samperi, 292, 91025 Marsala TP

Visiter les salines de Ettore e Infersa

Avec le Marsala, le sel est un autre produit emblématique de la côte de la Sicile du nord-ouest. Et visiter une des salines de la zone est une expérience magique que vous me voulez pas rater – croyez-moi.

Et si je dois vous aider à choisir, allez visiter les salines Ettore e Infersa. Le site, où est toujours produit le sel – appelé sel intégral car pur et sans aucun traitement, est d’une beauté rare. Les installations qui s’y trouvent ont plus de 500 ans. Cinq siècles d’histoire, de tradition, de savoir-faire.

Nous avons fait la visite complète en fin de journée début juillet – qui nous a permis de comprendre toutes les étapes de la production du sel et de voir, de nos propres yeux, la formation de la fleur de sel. Un moment passionnant, surtout quand on sait que la production de sel dans la région remonte très probablement aux Phéniciens.

En fin de visite, vous pourrez bien évidemment gouter et acheter différents types de sels qui sont vraiment excellents (j’en ai d’ailleurs toujours en cuisine maintenant…!). Un sel naturel, beaucoup plus « salé » que le sel iodé que l’on trouve en commerce – il faut donc en utiliser beaucoup moins.

Après la visite, restez pour un apero au coucher du soleil au splendide bar et restaurant Mamma Caura. Mamma Caura, c’est le nom de la couche de terre et sel qui recouvre le fond des salines. Il y a deux espaces de dégustation : au bord des salines, et un rooftop. Le rooftop offre une expérience plus exclusive et gastronomique – et comme on est en vacances et qu’on se fait plaisir, c’est le rooftop que je vous recommande…!

La formule prévoit un long aperitivo avec dégustation des meilleurs produits locaux : sels, huiles d’olives, petites assiettes de poissons et fruits de mer. La nourriture et la sélection de vins et de boisson est vraiment exceptionnelle. Des produits d’exception qui reflètent le paysage qui se révèle devant vous : voir le soleil se coucher sur les salines Ettore e Infersa, le vieux moulin, et l’isola lunga au loin a certainement été un des plus beaux moments que j’ai pu vivre en Italie. Je pèse mes mots. Un moment unique. Inoubliable.

Ne passez pas à côté de cette superbe expérience !

Une dégustation d’huiles d’olive chez Tenuta Baglio Ingardia

À deux pas de notre logement, Duca di Castelmonte, j’ai découvert pendant notre séjour que nous étions tout proche de la Tenuta Baglio Ingardia, producteurs d’huiles d’olive et de vin.

Dans ce cas précis, c’était plus l’huile d’olive qui m’intéressait. J’avais lu que la Tenuta avait reçu plusieurs prix nationaux et internationaux pour ces dernières, et après ma dégustation de l’une d’entre elles à Mamma Caura, j’étais plus que convaincu d’aller leur rendre visite.

On arrive dans une propriété avec une splendide ferme – le baglio – du 18ème siècle. Se dresse devant nous des centaines et centaines d’oliviers. Ici, tout est fait à la main et en bio – avec une attention toute particulière à l’irrigation et l’utilisation de l’eau en général.

Les huiles d’olive mono-cultivars en particulier sont vraiment exceptionnelles : Il Gigante (Valli Trapanesi AOP), plus douce, et Alberelli (mono-cultivar Cerasuola) et 6 File (monocultivar Nocellara) – toutes deux slowfood et avec un goût et des arômes plus prononcés.

Je n’ai pas eu l’occasion de faire une visite et une dégustation approfondie des vins également car le temps manquait, mais je vous le conseille sans hésitation, vu la qualité des produits !

Azienda Agricola Baglio Ingardia, SP 29 Trapani-Salemi, 162, 91027 Porticalazzo TP

Visiter la Sicile du nord-ouest : les plages

Visiter la Sicile di nord-ouest, c’est aussi découvrir ses splendides plages. Voici quelques-unes de nos préférées lors de notre semaine passée dans ce coin de l’île.

San Vito Lo Capo

San Vito Lo Capo est devenue très prisée des touristes ces dernières années. Mon premier conseil pour vous : allez-y donc en semaine plutôt que le weekend, et si possible en dehors des mois de juillet et d’août.

Mais, même si elle est devenue touristique, force est de constater qu’il y a bien une raison : les eaux de la plage de San Vito Lo Capo sont parmi les plus belles que j’ai pu voir en Italie. Et puis la baie est tout simplement splendide, avec le Monte Monaco en toile de fond (il y a d’ailleurs un sentier de randonnée sur ce mont, pour les amateurs de marche).

Juste derrière la plage, dans le centre historique de San Vito Lo Capo, vous pourrez goûter à une spécialité très gourmande : le « caldofreddo » (littéralement, chaud-froid). Il s’agit d’une énorme (oui, je dis bien énorme, car on peut facilement manger à deux ou à trois dessus !) coupe de glace composée de glace au café, une bonne dose de crème fraiche et par dessus un biscuit de génoise, le tout recouvert de chocolat fondant.

L’adresse pour déguster cette gourmandise absolue : La Sirenetta, à deux pas de la plage.

Màcari

Au sud de San Vito Lo Capo, direction Trapani, vous trouverez la plage de Màcari. Sauvage, moins prisée des touristes mais tout aussi spectaculaire.

Il n’y a pas de bars ou d’établissements balnéaires donc prévoyez le nécessaire pour vous y baigner. Les eaux sont tantôt turquoise, tantôt transparentes. Un autre coup de coeur de notre exploration des plages de la Sicile du nord-ouest.

La réserve naturelle du Zingaro

La réserve naturelle du Zingaro se situe à la pointe nord-ouest de la Sicile.

Mondialement connue pour ses criques aux eaux cristallines et ses sentiers de randonnées aux panoramas d’une beauté à couper le souffle, cette réserve est un must si vous visitez le nord-ouest de la Sicile.

La baignade ne devrait pas être le seul but de votre visite. En effet, les sentiers de randonnée valent vraiment la peine d’être parcourus.

Pour accéder à la réserve, je vous conseille d’arriver assez tôt le matin. Vous pourrez garer votre véhicule dans un parking payant (10 EUR la journée). L’entrée à la réserve coute elle 5 EUR. Petite précision : nous sommes arrivés par l’entrée sud.

Autre conseil : munissez-vous de chaussures de marche, et d’un sac-à-dos avec des réserves d’eau, un casse-croute, de la crème solaire et votre serviette de plage. Rien de plus. Ici, on randonne. On ne vient pas avec jeux de plages et parasol.

La randonnée complète pour parcourir toute la réserve dure deux heures aller, deux heures retour. Nous avons personnellement fait la moitié, ce qui nous a permis d’arriver jusqu’à la très belle Cala Berretta. Cala Capreria, la première quand on arrive par l’entrée sud, est très prisée car assez proche. Je vous conseille donc de passer votre chemin et d’aller plutôt voir le reste : Cala del Varo, Punta Leone, Cala della Disa.

En Sicile, la Riserva Naturale dello Zingaro est célèbre également pour son histoire. Début des années 80,un projet de route pour relier Scopello à San Vito Lo Capo menaçait l’existence de la réserve. C’était sans compter sur la mobilisation de la population locale, qui s’est rassemblée pour bloquer les travaux à leur début. Aujourd’hui, on peut encore voir le tout premier tunnel creusé dans la roche, témoin des travaux bloqués sur le champs par la mobilisation citoyenne.

(Juillet 2025 : à noter que vers la mi-juillet 2025, un grand incendie a malheureusement ravagé la réserve, qui est à l’heure actuelle fermée jusqu’à nouvel ordre.)

Guidaloca

À deux pas de la Riserva Naturale dello Zingaro et de Scopello se trouve Guidaloca. Une jolie plage avec zones libres et établissements balnéaires, parfaite pour une journée à la plage en famille.

Mention spéciale pour le vendeur ambulant d’épis de maïs grillés assaissonnés avec citron, huile d’olive et une pincée de sel. Bonheur !

Tonnara di Scopello

La Tonnara di Scopello, c’est cet endroit iconique qui a littéralement explosé sur Instagram ces dernières années. Un petit bourg de bord de mer, avec deux éperons rocheux au milieu de l’eau. La carte postale parfaite, qui fait rêver le monde entier.

La Tonnara, jadis un lieu de pêche fixe pour attraper et puis travailler le thon, a été rénovée en de charmants logements façon dolce vita année 50. On aurait presque l’impression qu’ici, le temps s’arrête et que tout n’est que calme, beauté et volupté.

Ceci dit, je n’aurai pas pu voir cette Tonnara et la plage de mes propres yeux. Pourquoi ? Parce que la célébrité de l’endroit implique qu’il est souvent privatisé par de riches familles pour mariages et autres festivités. Ce qui était le cas lorsque nous étions sur place.

Et quoiqu’il en soit, à la haute saison, l’entrée pour la plage est de 25 EUR par personne (adulte). Auquel il faudra ajouter le parking. Et les consommations sur place.

Pour notre famille de 5 personnes, cela veut dire qu’on arrivait à une centaine d’euros (l’entrée pour les enfants était de 15 euros – prix été 2025), sans avoir mis un orteil dans l’eau. Je ne pose pas de jugement sur ces prix et sur le positionnement décidément luxe et premium de cet endroit – mais je vous en informe. Et je vous avoue en toute sincérité que cela m’a laissé un petit goût amer de voir un endroit jadis accessible à tous, devenir en quelque sorte une plaine de jeux pour personnes plus aisées.

Peut-être que la solution est d’y aller hors saison ? Bref, nous on l’aura vu de loin. Et c’est peut-être bien comme ça.

Pour aller plus loin

Cette partie de Sicile est incroyable riche et il y a encore bien d’autres choses à découvrir. Parmi les activités. sites et villes à voir, il y a aussi :

  • Le site du Temple et du Parc Archéologique de Segesta
  • Une virée (et une nuit pourquoi pas) à Favignana, Levanzo et Marettimo
  • Descendre jusqu’à Mazara del Vallo

Nous voici arrivés à la fin de cet article pour visiter la Sicile du nord-ouest.

Pour d’autres escapades italiennes, c’est par ici.